Académie d'orchestre OSR

Symphonie n° 9 de Beethoven

La HEM et l’OSR poursuivent leur collaboration de longue date en unissant leurs forces pour interpréter la Symphonie n° 9 de Beethoven, sous la direction du chef Ton Koopman.

Fruit d’une maturation de plus de 30 ans, la Neuvième rompt avec la tradition symphonique purement instrumentale par son final choral. Porteuse d’idéaux révolutionnaires, cette symphonie puissante célèbre le triomphe du courage humain sur un destin souvent bien ingrat.

L’orchestration déploie des contrastes saisissants : des tutti orchestraux d’une intensité presque physique, des dialogues entre les pupitres où chaque instrument semble porter une voix, et un final où les cordes, les bois et les cuivres s’unissent pour soulever le chant choral vers une apothéose lumineuse.

Dans cette collaboration side by side avec l’OSR, les étudiant-e-s du département des instruments de l’orchestre retirent un enseignement précieux en jouant aux côtés de musiciennes et musiciens professionnels rompus à l’exercice de la scène.

Le chœur et les solistes, étudiant-e-s, professeur-e-s et alumni, sont issu-e-s du département vocal de la HEM.

LUDWIG VAN BEETHOVEN
Symphonie n° 9 en ré mineur op. 125, avec un chœur final sur l’Ode à la joie de Schiller

Direction, Ton Koopman
Soprano, Talia Or
Mezzo-soprano, Susanne Schimmack
Ténor, Anicio Zorzi Giustiniani
Baryton, André Morsch
Choeur de chambre de la HEM
Préparation du choeur, Mihaly Zeke
Orchestre de la Suisse Romande
Étudiant-e-s des départements des instruments de l’orchestre et vocal de la HEM

L’œuvre

Ludwig van Beethoven

Symphonie n° 9 en ré mineur, op. 125, avec chœur final sur l’Ode à la joie de Friedrich Schiller

Créée à Vienne le 7 mai 1824, la Neuvième Symphonie est la dernière symphonie achevée de Ludwig van Beethoven et l’une des œuvres les plus marquantes du répertoire symphonique. Composée entre 1822 et 1824, elle réunit des idées musicales mûries au fil des années et renouvelle profondément le genre, notamment par l’introduction des voix solistes et du chœur dans son dernier mouvement.

L’œuvre se déploie en quatre mouvements aux caractères contrastés. Le premier s’ouvre dans une atmosphère mystérieuse avant de laisser place à un développement orchestral d’une grande puissance dramatique. Le deuxième, un scherzo vif et rythmé, se distingue par ses accents incisifs et ses interventions de timbales. Le troisième mouvement, un Adagio ample et lyrique, offre un moment de sérénité, construit autour de deux thèmes et de leurs variations.

Le finale marque une rupture avec la tradition symphonique. Après une introduction orchestrale qui fait réentendre des fragments des mouvements précédents, Beethoven expose le célèbre thème de l’Ode à la joie, d’abord confié aux violoncelles et aux contrebasses. La mélodie se développe progressivement avant l’entrée d’un baryton soliste, bientôt rejoint par les autres voix et le chœur.

En mettant en musique le poème de Friedrich Schiller, écrit en 1785, Beethoven donne à ce dernier mouvement une dimension nouvelle. La célébration de la joie et de la fraternité humaine prend forme dans une écriture qui associe variations orchestrales, passages fugués et grandes interventions chorales, jusqu’à une conclusion d’une intensité remarquable.

Deux siècles après sa création, la Neuvième Symphonie conserve une place singulière dans l’histoire de la musique. Son thème de l’Ode à la joie, adopté comme hymne européen dans une adaptation instrumentale, demeure l’un des symboles musicaux les plus universellement reconnus de la fraternité et de l’unité entre les peuples.

Ton Koopman, direction

Né à Zwolle aux Pays-Bas, Ton Koopman a reçu une formation classique et a étudié l’orgue, le clavecin et la musicologie à Amsterdam, se voyant décerner le « Prix d’Excellence » tant pour l’orgue que pour le clavecin. Attiré par les instruments anciens et par la pratique philologique, il s’est rapidement consacré à la musique baroque, avec une attention particulière pour J. S. Bach, devenant ainsi une figure de référence du mouvement de l’interprétation historiquement informée.

Il s’est produit dans les salles de concert les plus importantes et lors des festivals les plus prestigieux, ayant ainsi l’occasion de jouer sur certains des plus beaux instruments anciens d’Europe. À l’âge de 25 ans, il crée son premier orchestre baroque ; en 1979, il fonde l’Amsterdam Baroque Orchestra, suivi de l’Amsterdam Baroque Choir en 1992. Les deux ensembles acquièrent rapidement une renommée internationale. Avec un vaste répertoire allant du début du baroque au classicisme tardif, l’Amsterdam Baroque Orchestra & Choir s’est produit notamment au Concertgebouw d’Amsterdam, au Théâtre des Champs-Élysées et à la Salle Pleyel à Paris, au Barbican Centre et au Royal Albert Hall à Londres, au Musikverein et au Konzerthaus de Vienne, à la Philharmonie de Berlin, au Lincoln Center et au Carnegie Hall à New York, ainsi qu’au Suntory Hall à Tokyo.

Parallèlement, Ton Koopman mène une intense activité de chef invité, collaborant avec de prestigieux orchestres en Europe, aux États-Unis et au Japon.

Parmi ses projets les plus ambitieux figurent l’interprétation et l’enregistrement des cantates de Bach. Ce travail de dix années de recherche lui a valu notamment l’Echo Klassik, un BBC Award et le Prix Hector Berlioz, ainsi que des nominations aux Grammy Awards aux États-Unis et aux Gramophone Awards au Royaume-Uni. Défenseur de longue date de la musique de Dieterich Buxtehude, prédécesseur de Bach, Ton Koopman a également entrepris l’enregistrement de l’intégrale *Buxtehude – Opera Omnia*, publiée en 30 CD.

Ton Koopman a enregistré plus de 400 CD et LP pour Erato, Teldec, Sony, Deutsche Grammophon et Philips. En 2003, il fonde Antoine Marchand, un sous-label de Challenge Classics.

Il mène également une importante activité éditoriale. Parmi ses nombreuses publications, il a supervisé l’édition complète des concertos pour orgue de Haendel pour Breitkopf & Härtel et publié une nouvelle édition du *Messie* de Haendel et du *Das Jüngste Gericht* de Buxtehude pour Carus-Verlag.

Ton Koopman est président de l’International Dieterich Buxtehude Society. Il a reçu la Médaille Bach de la Ville de Leipzig en 2006, le Prix Buxtehude de la Ville de Lübeck en 2012, le Prix Bach de la Royal Academy of Music de Londres en 2014 et l’Edison Classical Award en 2017. En 2024, il reçoit la Médaille d’honneur de sa ville natale de Zwolle et est nommé Commandeur de l’Ordre des Arts et des Lettres en France. En 2025, il reçoit le Prix Œuvre du VSCD.

Depuis 2019, Ton Koopman est président du Bach-Archiv Leipzig. Professeur émérite de l’Université de Leyde, il a enseigné pendant de nombreuses années le clavecin au Conservatoire royal de La Haye et donne aujourd’hui des masterclasses dans le monde entier. Il est membre honoraire de la Royal Academy of Music de Londres, docteur honoris causa des universités de Linz et de Lübeck, et directeur artistique du Festival Itinéraire Baroque.

Talia Or, Soprano

Née à Jérusalem dans une famille de musiciens, Talia Or grandit en Allemagne. Dès son enfance, elle pratique le piano et se passionne pour le violon. À dix ans, elle fait ses premiers pas sur scène au Théâtre municipal d’Aix-la-Chapelle.

En 2003, elle obtient avec distinction son diplôme de chant, spécialisation lied et oratorio, à la Hochschule für Musik und Theater de Hambourg. Elle complète sa formation par un diplôme d’opéra dans une production mise en scène par Elisabeth Stöppler. Encore étudiante, elle fait ses débuts à l’Opéra d’État de Hambourg.

Elle rejoint ensuite le Jeune Ensemble de l’Opéra d’État de Bavière, à Munich, tout en se produisant comme artiste invitée au Staatstheater am Gärtnerplatz, dont elle fait partie de l’ensemble jusqu’en 2009. Elle y aborde notamment les rôles de Pamina, Anna Reich, Gretel, Lauretta et Rosina.

À l’Opéra d’État de Bavière, elle interprète notamment l’Amour dans Orphée et la Jeune Fille dans Moses und Aron. En 2005, son interprétation de la fille du fabricant de balais dans Die Königskinder de Humperdinck lui vaut un accueil particulièrement élogieux de la critique.

Au fil de sa carrière, Talia Or collabore avec des chefs d’orchestre de renom, parmi lesquels Zubin Mehta, Lorin Maazel, Gianandrea Noseda, Kirill Petrenko, Fabio Luisi, Ivor Bolton et Andris Nelsons.

Son parcours lyrique la conduit notamment au Palau des Arts de Valence dans Parsifal, sous la direction de Lorin Maazel et dans une mise en scène de Werner Herzog. Elle se produit également dans Così fan tutte à l’Opéra d’État de Hambourg et au New National Theatre de Tokyo, dans une nouvelle production mise en scène par Damiano Michieletto.

En 2011, elle remporte un vif succès dans le rôle de Marzelline dans Fidelio au Teatro Regio de Turin, sous la direction de Gianandrea Noseda, saluée par le public et la critique. Elle fait ensuite ses débuts à la Scala de Milan dans Die Frau ohne Schatten, dans une mise en scène de Claus Guth.

Parmi ses autres engagements figurent Rosalinde dans Die Fledermaus au Landestheater de Salzbourg, sous la direction de Leo Hussain, Tatiana dans Eugène Onéguine au Teatro Municipal de São Paulo et Gretel dans Hänsel und Gretel au Théâtre royal de la Monnaie à Bruxelles, sous la direction de Lothar Königs. Elle interprète également Eva dans Il primo omicidio de Scarlatti, une production remarquée de l’Opéra d’hiver de Potsdam, avec la Kammerakademie Potsdam et dans une mise en scène d’Andrea Moses.

Parallèlement à sa carrière lyrique, Talia Or développe une importante activité dans le domaine du lied et du concert. Son vaste répertoire s’étend de Bach, Mozart et Rossini à Offenbach, Schönberg, Poulenc et Richard Strauss. Parmi les moments marquants de son parcours figurent la Deuxième Symphonie de Mahler avec l’Orchestre philharmonique d’Israël sous la direction de Zubin Mehta, la Messe en ut mineur de Mozart sous la direction d’Andris Nelsons, ainsi que l’Oratorio de Noël de Bach dirigé par Peter Schreier dans le cadre du Maggio Musicale Fiorentino.

Elle se produit sur de prestigieuses scènes de concert, notamment au Festspielhaus de Salzbourg, avec l’OSESP à São Paulo, à la Philharmonie de Tel-Aviv, à la Musikhalle de Hambourg et au Gasteig de Munich.

Parallèlement au répertoire classique, elle défend avec passion la musique contemporaine, interprétant notamment des œuvres de Sofia Goubaïdoulina, Fabio Vacchi et Moritz Eggert.

Sa discographie comprend plusieurs enregistrements, dont des cantates de Bach sous la direction de Zubin Mehta avec l’Orchestre philharmonique d’Israël, ainsi que les intégrales de Sisara et L’Armonia, deux œuvres de Simon Mayr.

Talia Or enseigne à la Hochschule für Musik und Theater de Munich et va prochainement intégrer le département vocal de la HEM comme professeur de chant.

Susanne Schimmack, Mezzo-soprano

« Sensationnel! » « De première classe. » « Impressionant! »

C’est ainsi que la presse décrit les interprétations des rôles de Susanne Schimmack. Lorsque la soprano allemande Susanne Schimmack s’est produite au Concours mondial de Cardiff “World Singer Competition” en 1997, elle a été surnommée « la Rolls Royce des voix ». « Cassandre de Susanne Schimmack domine toute la performance avec son phrasé noble, son interprétation intelligente du rôle et son excellente diction française » (Opéra).

Depuis, Susanne Schimmack a chanté avec succès environ 90 rôles d’opéra, dont Elektra, Turandot, Kundry/Parsifal, Feldmarschallin/Rosenkavalier, Marta/Tiefland, Ellen Orford/Peter Grimes, Cassandra/Les Troyens, Carmen/Carmen.

Ses engagements l’ont conduite au Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles, au Czech National Opera de Brno, au Staatstheater Mainz, au Nationaltheater Mannheim, à l’Opera Pacific USA, à l’Arizona Opera USA, au Pfalztheater Kaiserslautern, aux théâtres de Dortmund, Francfort, Chemnitz, le Staatstheater Kassel, Dessau, Lübeck, Ulm, Trèves, Wuppertal, Gera, le Musikfestspiele Dresden, le Spring Festival Budapest, le Festival d’Auvers-sur-Oise en France, le Festspiele Bad Hersfeld ainsi que les sociétés de radiodiffusion BBC, DR, ZDF, WDR et NDR. Avec Angela Georghiu et Roberto Alagna, elle a enregistré une édition complète de Manon de Massenet sous la direction de Sir Antonio Pappano.

Née à Witten, en Allemagne, Susanne Schimmack effectue sa formation artistique aux États-Unis à l’Université de Californie à Irvine. Elle se perfectionne lors de master classes avec Martin Katz, Marylin Horne, Professeur Ellen Müller-Preiss et Ks. Christa Ludwig à New York. Elle perfectionne son travail vocal et son développement de l’alto à la soprano dramatique avec Ks. Martha Dewal et Ks. Ileana Cotrubas à Vienne et David Jones à New York. Elle fait ses débuts professionnels à l’opéra dans le rôle de Rossweisse/Walküre avec l’Arizona Opera USA en 1991, et ses débuts en Allemagne dans le rôle d’Erda/Rheingold. De 1993 à 1998, elle est soliste principale à l’Opéra de Dortmund et de 1998 à 2000 à l’Opéra royal du Danemark à Copenhague. Chanteuse indépendante depuis 2000, Susanne a collaboré avec des chefs de renom tels qu’Antonio Pappano, Thomas Dausgaard, Michael Schønwandt, Frank Beermann, Giordano Bellincampi, Laurent Wagner et les réalisateurs Sir Peter Hall, John Dew, Heinz Lukas-Kindermann.

Le répertoire de Susanne Schimmack comprend également des oratorios et des lieder, en particulier les grands cycles de lieder de Gustav Mahler, Richard Strauss et Richard Wagner. Elle est lauréate de plusieurs concours internationaux : le Cardiff Singer of the World Competition, l’International Wagnerian Voice Competition et le Concours International de Chant de Paris. Elle a reçu la bourse Jessye Norman de l’Orange County Philharmonic Society USA et le prix Bajazzo de l’Opéra de Dortmund pour ses réalisations artistiques exceptionnelles.

Susanne est professeur de chant à la Haute école de musique Genève/Neuchâtel et au Conservatoire de Maastricht aux Pays-Bas.

Anicio Zorzi Giustiniani, Ténor

Né à Florence, Anicio Zorzi Giustiniani étudie d’abord le violon avant de se tourner vers le chant à 19 ans, au Conservatoire Luigi Cherubini de sa ville natale.

Parmi les interprètes mozartiens les plus reconnus de sa génération, le ténor s’est illustré dans les rôles de Don Ottavio (Don Giovanni) à Lausanne, Venise et Rome, Tamino (La Flûte enchantée) à Liège, ainsi qu’Idamante et Arbace (Idomeneo) à Madrid et Cologne. Il a également incarné Ferrando (Così fan tutte) sur de nombreuses scènes européennes, notamment à La Fenice, Versailles, Lille et Valence, sous la direction de chefs tels qu’Antonello Manacorda, Marc Minkowski, Emmanuelle Haïm et Stefano Montanari.

Particulièrement apprécié dans le répertoire baroque, il interprète Alceste et Le Cinesi de Gluck, sous la direction respective de René Jacobs et Fabio Biondi. Il se distingue également dans Orfeo de Monteverdi, mis en scène par Robert Carsen à Lausanne, et dans Il ritorno d’Ulisse in patria, présenté notamment au Maggio Musicale Fiorentino, au Concertgebouw d’Amsterdam et à Bozar à Bruxelles. Chez Haendel, il tient le rôle-titre de Giove in Argo au Theater an der Wien, participe à Il trionfo del Tempo e del Disinganno avec Emmanuelle Haïm à Berlin et Baden-Baden, et incarne Oronte dans Alcina à Genève, Monte-Carlo, Toulouse et Versailles.

Son parcours comprend également la Passion selon saint Matthieu de Bach, en tournée européenne avec Marc Minkowski, et Les Indes galantes de Rameau, sous la direction de Leonardo García Alarcón au Grand Théâtre de Genève. Plus récemment, il participe à I Grotteschi, spectacle inspiré de la trilogie de Monteverdi, dirigé par Leonardo García Alarcón et mis en scène par Rafael R. Villalobos à La Monnaie de Bruxelles.

Dans le répertoire belcantiste, il aborde notamment le comte Almaviva (Il barbiere di Siviglia) à La Fenice, Gennaro (Lucrezia Borgia) à Saint-Gall, Narciso (Il turco in Italia) au Teatro Real de Madrid et Ernesto (Don Pasquale) à Bruxelles et Séville, dans des productions signées notamment Tobias Kratzer et Laurent Pelly.

Son répertoire s’étend également à Mercadante (I due Figaro), Meyerbeer (Les Huguenots), Cherubini (Chant sur la mort de Joseph Haydn), Verdi (La traviata) et Auber (Manon Lescaut). Il participe aussi à la création mondiale de Jeanne Dark de Fabio Vacchi au Maggio Musicale Fiorentino.

Sa discographie comprend des enregistrements consacrés notamment à Haendel, Vivaldi, Monteverdi, Cesti, Caldara et Hasse, parus chez Deutsche Grammophon, Naïve, Naxos, Virgin Classics, Erato, Hyperion, Glossa et Dynamic.

Parmi ses engagements récents et à venir figurent L’Olimpiade de Pergolèse à Jesi et au Festival de Beaune, Jeanne Dark de Fabio Vacchi et Jeanne d’Arc au bûcher de Honegger au Teatro Verdi de Trieste, ainsi que le Requiem de Mozart au Maggio Musicale Fiorentino.

André Morsch, Bariton

Le baryton allemand André Morsch est diplômé avec distinction du Conservatoire d’Amsterdam, où il a étudié auprès de Margreet Honig. Ancien membre du Jardin des Voix de William Christie, il est lauréat du premier prix et du prix Hermann-Reutter du Concours international de lied de Stuttgart, ainsi que du Prix Bernac de l’Académie Ravel de Saint-Jean-de-Luz.

Ancien membre de la troupe de l’Opéra de Stuttgart, il y interprète de nombreux rôles, notamment Leporello (Don Giovanni), Papageno (Die Zauberflöte), Figaro (Le nozze di Figaro et Il barbiere di Siviglia), Guglielmo (Così fan tutte) et Malatesta (Don Pasquale). À l’Opéra national des Pays-Bas, à Amsterdam, il se distingue notamment dans Benvenuto Cellini de Berlioz, La fanciulla del West de Puccini et Œdipe d’Enesco, sous la direction de Marc Albrecht. Son parcours le conduit également au Grand Théâtre de Genève, à l’Opéra de Zurich, à l’Opéra de Lyon et à l’Opéra-Comique de Paris, où il tient le rôle-titre de Cadmus et Hermione de Lully.

Très actif dans le répertoire de concert, André Morsch collabore avec des formations prestigieuses telles que l’Orchestre royal du Concertgebouw, l’Orchestre du Gewandhaus de Leipzig, l’Orchestre de la Tonhalle de Zurich, Les Arts Florissants, Les Talens Lyriques et l’Akademie für Alte Musik Berlin. Il se produit sous la direction de chefs tels que William Christie, Marc Minkowski, Christophe Rousset, Hervé Niquet, Ivor Bolton et Edo de Waart.

Son répertoire s’étend de la musique baroque aux œuvres des XXe et XXIe siècles. Parmi ses engagements figurent les Passions de Bach, le Messie de Haendel, la Neuvième Symphonie de Beethoven avec le Concert Olympique, le Requiem allemand de Brahms et le War Requiem de Britten. Il participe également à la création mondiale de Maria de Jan Müller-Wieland avec le Balthasar Neumann Ensemble, sous la direction de Thomas Hengelbrock.

Parallèlement à sa carrière lyrique et symphonique, André Morsch se consacre au lied. Il se produit régulièrement en récital avec le pianiste Julius Drake, notamment au Concertgebouw d’Amsterdam, à la Tonhalle de Zurich et au Festival de musique de chambre de Delft.

Distribution

Chœur
*Artistes engagé-e-s pour ce concert 
Beatriz Amaral
Mathieu Amoos*
Eden Almog Atiya
Gabriel Belkheiri Garcia Del Pozo
Basil Belmudes*
Angie Besnard
Dario Bevacqua
Emmanuel Boulvert
Yan Bua*
Maia-Angelica Costa
Fernando Cuellar*
Brieuc De Bremond D'Ars
Alina Delgadillo Espinoza
Junfeng Dong
Benoit Dubu*
Hugo Fabrion
Justine Jacquin
Cyrille Laïk*
Mireia Lallart 
Célia Legentil
Mathias Lonchay
Rebeca Lopez Barrera
Thalia Luciano
Clairy Minko 
Benoit Morros*
Eudoxie Mottironi
Daria Mykolenko
Alexander Owens
Laurène Paterno
Sebastian Robles
Edith Sharpin
Louna Simon
Emma Steiner
Marie-Anne Thebault
Sofiane Thoulon*
Marie Thuelin
Chenxu Wang

Orchestre
*musiciennes et musiciens de l'OSR
Premiers violons | Bogdan Zvoristeanu*, Ludovic Lantner*, Yumiko Awano*, Stéphane Guiocheau*, Bénédicte Moreau*, Jean-Baptiste Navarro*,Maksym Synytskyi, Chloé Roussev, Chloé Thévenin, Pierre Marron, Ada Aebi, Olivia Capelli
Second violons | Rosnei Tuon*, Olivier Blache*, Samuel Jimenez*, Ines Ladewig Ott*, Eleonora Ryndina*, Nina Vasylieva*, Mélissa Daudin, Sherzod Abdiev, Apolline Gruffel, Mafalda Ruivo Craveiro, Tzu Huang, Carole Lucas
Altos | Frédéric Kirch*, Marco Nirta*, France Bernier*, Flora Santi*, Marie-Barbara Berlaud*, Metelyn Curtis, Ruoqing Deng, Rita Ribeiro Fernandes, Ariadna Terol Donat, Élisa Trudel
Violoncelles | Léonard Frey-Maibach*, Gabriel Esteban*, Laurent Issartel*, Ingrid Schoenlaub*, Bernardo Calvet Nabais, Léna Cardon, Gabriel Hutin, Hanna Peron
Contrebasses | Matthieu Sternat*, Nuno Osório*, Emma Folcher Massat, Ramiro Minasso, Daniela Pacheco
Flûtes | Loïc Schneider*, Mathilde Barat, Viviane Ghiglino
Hautbois | Fidel Fernández*, Yuliia Drach
Clarinette | Michel Westphal*, Aude Lartisien
Bassons | Francisco Cerpa Roman*, Martina Miniussi, Josep Rovira I Gordillo
Cors | Desplanque Julien*, Léo François, Emma Morais, Helena Pirker
Trompette | Sommerhalder Giuliano*, Charlotte Nubel
Trombones | Faure Alexandre*, Aldo Maria Taggeo, JianYu Zhu
Timbales | Perrenoud Olivier*
Percussions | Valentin Ardaillon, Paul Muthig
Piano | Colin Toniello